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Don Dias

Pop DIY Scène B

Don Dias en concert

Comme un débris solaire de l’indie pop des années 2010, Don Dias déambule dans l’Hexagone avec une idée bien à lui de ce qu’est un tube. Camille cache son jeu : il n’en est pas à son premier essai, et a laissé quelques earworms depuis Rennes, où il a officié dans Catherine Baseball et Hola Laurel — deux groupes qui n’ont pas laissé indifférents les amateurs d’indie et de math rock.

Les maestros d’outre-Atlantique, ces rois de la facilité bien cachée — Elliott Smith, Mac DeMarco — ont été digérés, même si l’ombre du punk à roulettes et des années 90 n’est jamais loin. C’est surtout dans la scène rock alternative américaine d’aujourd’hui que sa musique s’inscrit : Ovlov, Wishy, Disq, ou Personal Trainer du côté de l’Europe.

Les premières pièces du puzzle se posent sous sa mezzanine, quelques micros à portée, avant d’être mises au propre en studio avec Baptiste Bucaille (Guadal Tejaz, Clavicule). Sur scène ils sont cinq, anciens camarades d’études : trois guitares parfois, Emma lâchant la six cordes pour les claviers ou les percussions, une section rythmique qui ne bronche pas, et des harmonies de voix qui ne sont jamais de trop.

Le bon élève des slackers, le plus lumineux des doomers : une grande fête à chaque refrain, où l’exorcisme et la célébration sont de mèche.